Il y a un avant et peut être y aura-t-il un après.
Bien des virus grippaux venus de l’est avaient en quelque sorte prévenu mais nous dansions toujours insensibles aux variations de l’air du temps, au réchauffement du fond de l’air, aux grondements de l’orage. ‘’Encore une grippette’’ l’autosatisfaction de nos sociétés modernes nous aveuglait.
Il y a un avant et peut être y aura-t-il un après.
Des semaines sans bruit ni mouvement,
Au dehors la route vide et la rue déserte,
L’on se prête à aimer le silence au dehors.
Les oiseaux reviennent et les sangliers trottent dans les villes.
On entend le vent et la pluie tomber.
L’essentiel n’existe plus, le frivole nous manque.
Nous courrions pour rien, nous voilà immobiles.
Il y a un avant et peut y aura-t-il un après.
La peur d’un microbe a terrassé nos certitudes,
Nous voilà fragiles, nous étions si arrogants,
Et la musique en vrai et les baisers manquants
Nous ont fait rêver, le temps d’un confinement.
Bruno A 6 janvier 23
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